« Nous étions sur le point de finaliser un accord, mais ils semblent jouer avec nous », a exprimé Donald Trump lors d'une conférence de presse récente, alors que des frappes contre l'Iran se multiplient. En Israël, Benjamin Netanyahu a annoncé son intention de se présenter aux élections cette année, tandis que Trump a déclaré être incertain sur cette issue, soulignant les divergences croissantes entre les deux dirigeants concernant la prolongation du conflit. L'analyse de Richard Prasquier met en lumière ces tensions géopolitiques.
Lors d'un échange houleux le 1er juin, Trump aurait déclaré à Netanyahu : “You are fucking crazy!” en réponse à une attaque contre le Hezbollah au Liban, affirmant que sans son soutien, le Premier ministre israélien risquerait l'incarcération.
Le 7 juin, Israël a de nouveau frappé le Hezbollah à Beyrouth, entraînant la riposte iranienne avec des missiles interceptés par le système défensif israélien. Trump clame vouloir contrôler la situation, mais Netanyahu intensifie les frappes sur des infrastructures cruciales. Ce conflit, bien qu'accéléré, est désormais une lutte permanente pour la survie d'Israël.
États-Unis : un agenda très chargé
Contraste saisissant, Trump a annoncé le 8 juin le progrès des soi-disant “négociations de paix”, tandis que J.D. Vance a souligné que les discussions américaines se concentraient principalement sur la dénucléarisation de l'Iran, ignorant les préoccupations israéliennes.
Le 10 juin, Trump a exprimé sa déception face aux répondants iraniens. Après qu'un hélicoptère américain a été abattu, les frappes sur des infrastructures iraniennes ont continué. Tandis que Trump espère éviter une escalade, il doit faire face à un Iran déterminé à se poser en héros de la résistance.
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Les incohérences des déclarations de Trump soulèvent des doutes quant à la logique de ses choix. Son refus d'engager des troupes au sol et son manque d'anticipation concernant le régime iranien le poussent à naviguer dans un conflit plus complexe que prévu. Cette situation l'oblige à jongler avec un calendrier serré comportant des événements clés, tels que son 80e anniversaire et les élections de novembre, où la question du prix du pétrole dominera les préoccupations américaines.
Les véritables propositions américaines restent floues, mais l'insistance sur le nucléaire iranien demeure cruciale. Les 440 kg d'uranium enrichi en surplus soulèvent des questions quant à l'issue des négociations, les dirigeants iraniens étant divisés sur la coopération avec l'AIEA.

Si un accord est conclu, il ne fait aucun doute que Trump s'appropriera le mérite en évitant de mentionner les précédents accords sur le nucléaire, notamment ceux établis pendant la présidence d'Obama.
Psychologie trumpienne
Dans ce contexte de négociations tumultueuses, la personnalité de Trump, marquée par un narcissisme évident et une résilience exceptionnelle face à l'échec, lui permet de convaincre ses partisans que même les pires décisions sont des succès. Selon l'étude du psychologue Dan McAdams, Trump vit des épisodes déconnectés, considérant chaque jour comme une scène à jouer, sans vue d'ensemble à long terme.
Pour ses fidèles, la continuité de son soutien à Israël reste une ligne directrice, en dépit des turbulences actuelles. Il appartient désormais à Israël de s'adapter à cette réalité complexe, tout en évitant de placer ses espoirs dans un régime iranien tel qu'il est aujourd'hui.







