L'essentiel
La compagnie aérienne low-cost Volotea change de cap en abandonnant sa surcharge carburant variable, appliquée après l'achat du billet. Ce changement intervient suite à la pression des régulateurs européens, qui avaient jugé cette pratique illégale. Toutefois, les procédures engagées à son encontre continuent.
Depuis le 10 juin 2026, Volotea a officiellement renoncé à sa surcharge carburant qui pouvait atteindre 14 € par vol, une mesure mise en place le 16 mars dernier. Les passagers, qui se voient souvent informer de cette surcharge quelques jours avant leur départ, se plaignaient du manque de transparence. La réglementation européenne impose que le prix final soit clairement indiqué au moment de l'achat, contrairement à la pratique de Volotea, qui suscitait une polémique grandissante.
Gilles Gosselin, le directeur de Volotea en France, a déclaré à La Dépêche du Midi lors de son passage à Toulouse le 13 mai dernier que la compagnie collaborait avec les autorités pour répondre aux attentes tant des clients que des régulateurs européens. Ce revirement, bien que tardif, montre une volonté d'adaptation aux normes en vigueur.
Plusieurs procédures en cours
Le système de surcharge variable avait entraîné des investigations au niveau européen. En France, le ministre des Transports a saisi l'Autorité de l'aviation civile (DGAC) ainsi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour évaluer la conformité de cette politique. En Espagne, l'association de défense des consommateurs (FACUA) a déposé une plainte formelle, tandis qu'en Italie, l'Autorité de la concurrence a ouvert une enquête sur d'éventuelles pratiques commerciales trompeuses.
Ce revirement de Volotea ne met cependant pas un terme aux procédures en cours. La compagnie pourrait faire face à d'importantes sanctions financières si les enquêtes en cours continuent d'établir un non-respect des réglementations en vigueur. La situation reste donc à suivre de près.







