Selon le rapport publié pour 2025 par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), le nombre total de déplacés de force dans le monde s'élève à 117,8 millions. Bien que cette estimation représente une légère baisse par rapport aux chiffres de 2024, elle met en lumière une répression accrue des exilés. Cette situation est marquée par une augmentation des retours forcés et une fermeture des frontières, notamment aux États-Unis et en Europe.
Le HCR a rapporté une inquiétante montée des retours des réfugiés, indiquant que plus de 14,7 millions de personnes ont été renvoyées dans leurs pays en 2025, principalement dans des pays dévastés par la guerre ou des régimes autoritaires. Les régions affectées incluent la République démocratique du Congo, le Soudan, la Syrie, l'Afghanistan, l'Ukraine et la Birmanie, où les conditions de vie sont loin d’être sécurisées. Comme le souligne l'Organisation Mondiale de la Santé, la précarité des conditions migrantes reste un défi majeur.
Des retours vers des situations périlleuses
Le HCR rapporte que 58 % des déplacés se trouvent aujourd'hui à l'intérieur de leur propre pays, ce qui soulève des préoccupations quant à leur sécurité. Bien que le nombre de nouvelles demandes d'asile ait dépassé celui des décisions rendues, plus de 645300 demandeurs sont encore en attente, aggravant la vulnérabilité des exilés. Symboliquement, près de 4,5 millions d’exilés apatrides n'ont pas accès à des procédures d’asile justes. Barham Salih, Haut-Commissaire aux réfugiés, insiste sur la nécessité d'accorder aux demandeurs le droit de chercher refuge sans entraves.
Les migrations forcées continuent de toucher des millions de personnes, avec 5,4 millions de personnes contraintes de fuir en 2025. Des pays voisins, tels que le Soudan et l'Ukraine, sont devenus des refuges pour de nombreux exilés. Le nombre de réfugiés réinstallés a subi une chute significative, particulièrement en raison des restrictions imposées par des pays comme les États-Unis. Le HCR estime que 2,9 millions de réfugiés nécessitent une réinstallation, mettant en exergue un écart croissant entre leurs besoins et les solutions proposées.
Une détérioration inquiétante se profile
Les premiers rapports de 2026 indiquent une détérioration de la situation humanitaire à travers le monde. Les conflits prolongés, notamment à la suite des interventions des États-Unis et d'Israël, entraînent de nouvelles vagues de déplacés. À la mi-2026, près de 1 million de déplacés internes ont été répertoriés au Liban, avec 3,2 millions supplémentaires en Iran. En conséquence, de nombreux réfugiés, comme les Syriens et les Afghans, ont dû retourner dans leur pays d'origine, où les conditions restent alarmantes, aggravées par des politiques internationales néfastes.







