L'Union européenne a récemment annoncé la reprise officielle des négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie, un processus qui avait été interrompu précédemment en raison d'un veto hongrois. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ont souligné cette avancée lors d'une conférence de presse conjointe, qualifiant ce moment d'« étape majeure » compte tenu des défis auxquels ces pays font face.
Ce premier groupe de négociations, un « cluster » selon le jargon bruxellois, abordera les valeurs fondamentales et les principes que l'Ukraine et la Moldavie devront respecter pour intégrer l'UE. En effet, les candidats à l'adhésion doivent traverser un processus en six clusters correspondant à divers chapitres législatifs, afin que Bruxelles puisse confirmer leur adhésion aux normes de l'UE, couvrant des domaines essentiels tels que l'environnement et l'économie.
La Hongrie, sous la direction de Viktor Orban, avait initialement bloqué ces discussions. Cependant, ce veto a été levé suite à l'élection en avril de Peter Magyar, un opposant critique du gouvernement actuel, ce qui ouvre désormais la voie à des négociations fructueuses.
Toutefois, le chemin reste long pour l'Ukraine, qui doit naviguer à travers plusieurs années de négociations avant de répondre aux exigences d'adhésion. Une fois les discussions terminées, chaque État membre devra donner son approbation à l'unanimité pour que l'adhésion puisse être ratifiée, ce qui requiert également des votes parlementaires ou des référendums dans chaque pays.
Les responsables européens insistent sur le fait que cet élargissement est stratégique. La nécessité d'une Union européenne plus forte face à une instabilité croissante dans le monde a été mise en avant par Antonio Costa et Ursula von der Leyen, affirmant que cela est dans l'intérêt collectif de l'UE.







