À moins d’un an de l’échéance présidentielle, Bruno Retailleau navigue dans des eaux tumultueuses, alors qu'une partie de la droite questionne sa candidature face à Édouard Philippe.
La campagne du sénateur vendéen rencontre-t-elle des obstacles précoces ? À la suite des déclarations de Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine à l'Assemblée nationale dans Le Figaro, le clan Retailleau s'inquiète des conséquences de ce qui pourrait être le premier coup de semonce de cette campagne présidentielle.
Dans cet entretien, Wauquiez fait l'éloge des atouts d'Édouard Philippe, candidat d'Horizons, tout en insinuant que Bruno Retailleau pourrait nuire à l'unité de la droite. "La réalité, c’est que le candidat LR est en dessous de 10%", avertit-il, insinuant que le risque d'une division des voix est réel.
Les tensions ne s’arrêtent pas là : Jean-François Copé, ancien président de l'UMP, commence à prendre ses distances en plaidant pour un candidat unique pour la droite et le centre. Sur France Inter, il a exprimé ses attentes vis-à-vis d'Édouard Philippe pour un discours qui résonne avec les valeurs de la droite décomplexée.
Au sein des Républicains, des voix s'élèvent et soulignent que Bruno Retailleau pourrait se retrouver isolé à mesure que la présidentielle approche.
"Une situation gelée"
Un parlementaire de droite a récemment remarqué un refroidissement des échanges entre Retailleau et Philippe, constatant qu'ils semblent discuter moins qu'à l’automne dernier. La dynamique au sein du parti pourrait bel et bien influencer la stratégie politique à quelques mois d'une échéance cruciale.







