L'ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro, a reçu l'autorisation de purger sa peine de réclusion à domicile, en raison de ses préoccupations de santé, selon un jugement récent de la Cour suprême. À 71 ans, Bolsonaro avait déjà quitté l'établissement pénitentiaire en mars pour être hospitalisé suite à une bronchopneumonie, et ce, pour une période de 90 jours.
Le juge Alexandre de Moraes a souligné que, bien que l'état de Bolsonaro se soit stabilisé, « le cadre familial est le plus adapté pour préserver sa santé ». Le magistrat a jugé que l'assignation à résidence était une mesure « raisonnable, appropriée et proportionnée » compte tenu de ses comorbidités, tout en ne fixant pas de date précise pour une nouvelle réévaluation de sa situation.
Malgré la découverte d'une arme à son domicile, le juge a choisi de ne pas infliger de sanction à Bolsonaro, sauf la saisie de toutes ses armes, qui incluent plusieurs pistolets et fusils enregistrés à son nom. En juin, lors d'un contrôle de routine, un membre de l'équipe de sécurité de l'ex-président avait été pris avec un Glock enregistré à son nom.
Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison en septembre 2025 pour avoir conspiré à rester au pouvoir, tentant de renverser les résultats de l'élection remportée par Luiz Inacio Lula da Silva. Son fils, Flavio Bolsonaro, est également en lice pour représenter le camp conservateur lors des élections présidentielles d'octobre, en affrontant Lula pour un quatrième mandat potentiel.
Des experts en droit politique, tels que le professeur Jean-Marc de Launay, notent que cette décision pourrait influencer le climat politique brésilien et renforcer le camp conservateur, surtout avec les élections qui approchent. Selon lui, “la situation de Bolsonaro pourrait galvaniser ses partisans, tout en créant un dilemme pour le gouvernement en place”.







