Ce lundi 6 juillet, une quarantaine de personnes a convergé vers le palais de justice de Bordeaux, à l’appel de l’association Tashi Delek, pour rendre hommage à Logba Rangzen, un militant tibétain qui s’est immolé le 2 juillet dernier devant le siège des Nations Unies à New York. Ce geste tragique visait à dénoncer les lois répressives du régime chinois, notamment la récente loi sur l’unité ethnique qui cible les minorités comme les Tibétains et les Ouïghours.
Des prières mélodieuses s’élevaient sur le parvis des droits de l’homme. Les participants, armés de bougies et de drapeaux tibétains, reflétaient la douleur et la détermination de leur cause. Kalshang Rangeard, présidente de Tashi Delek, a déclaré : "Il nous laisse un message : il faut continuer à nous battre jusqu'à ce que notre pays soit libéré." Cette veille a souligné la lutte incessante des Tibétains pour la liberté d’expression.
Logba Rangzen avait dénoncé la grave situation au Tibet, où la répression s'est accentuée depuis l’annexion de 1950, et plus récemment sous le régime de Xi Jinping. "On n'a pas la liberté de s'exprimer, de se rassembler. Si vous faites quelque chose, vous allez disparaître ou être torturé", a averti Kalshang, ancienne résidente du Tibet. Selon Human Rights Watch, la Chine impose des restrictions sévères sur la circulation, la langue et l'accès à l'information au Tibet.
Face à cette répression grandissante, nombreux sont ceux qui, comme Tenzin, ont choisi de fuir leur patrie. Arrivé en France en 2018, il a déclaré : "On doit partir pour sauver nos vies et raconter notre histoire." Ces mots résonnent comme un écho de la volonté indéfectible de tout un peuple à faire entendre son appel à la liberté.







