Graham Platner, candidat pour le Sénat américain dans l'État du Maine, est à nouveau sous le feu des projecteurs suite à des allégations d'agression sexuelle formulées par une ancienne compagne, Jenny Racicot. Cette dernière, âgée de 41 ans, a déclaré au média Politico que Platner l'aurait contrainte à une relation sexuelle il y a près de cinq ans alors qu'il était en état d'ébriété.
Dans une déclaration vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Platner a réfuté ces accusations, les qualifiant de « troublantes, graves et fausses ». Il a insisté sur le fait que toute allégation d'acte non consenti est « catégoriquement fausse ». Platner a également partagé ses réflexions sur les implications politiques de cette situation, reconnaissant que cela pourrait avoir un impact sur sa campagne.
Les allégations de Racicot précisent qu'en dépit de son refus explicite, Platner se serait introduit chez elle fin 2021, lui aurait saisi le bras à plusieurs reprises, et l'aurait finalement suivie dans sa chambre. Politico cite aussi qu'il aurait « eu une relation sexuelle avec elle contre sa volonté ».
Cette nouvelle controverse s'ajoute à une série de scandales qui avaient déjà terni l'image de Platner. Une enquête du New York Times en juin dernier avait dressé un tableau négatif de son comportement, où plusieurs ex-compagnes le décrivent comme parfois « méprisant envers les femmes ». Une d'elles a même affirmé qu'il avait été « menaçant physiquement » envers elle. Dans sa défense, Platner a reconnu ses problèmes d'alcool, disant qu'il n'avait pas été « le parfait petit ami » durant une « période très sombre » de sa vie.
Ancien militaire ayant servi au sein des Marines, Platner a également évoqué ses luttes avec le syndrome de stress post-traumatique, résultant de ses déploiements en Irak et en Afghanistan. Ses antécédents sur les réseaux sociaux, comprenant des commentaires controversés sur les comportements des femmes, ont également refait surface.
Un autre sujet de controverse est un tatouage sur sa poitrine, représentant un crâne avec des os croisés, qui est souvent associé aux symboles des SS. Ce détail a suscité des critiques au sein de l'électorat.
Malgré ces tumultes, Platner avait jusqu'à présent reçu le soutien de figures progressistes, comme le sénateur Bernie Sanders, en raison de son discours anti-oligarchie et de ses promesses de défendre les intérêts des citoyens face au pouvoir républicain. Le Parti démocrate voit dans le Maine une opportunité clé de remporter un siège républicain, soulignant l'importance de cette campagne.







