Dans la nuit de lundi à mardi, l'Ukraine a lancé une offensive impressionnante en déployant plus de 430 drones vers la région de Moscou, d'après les déclarations de Sergueï Sobianine, le maire de la capitale russe. Cet assaut a eu lieu alors qu'un sommet crucial de l'Otan s'ouvrait à Ankara, réunissant notamment le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
Les autorités russes rapportent que, durant cette nuit, la majorité des drones ont été interceptés par les forces de défense aérienne, mais 36 d'entre eux ont atteint des zones proches de Moscou avant d'être détruits. Cette offensive illustre clairement la montée de la tension entre les deux pays.
Pour ajouter à ces préoccupations, des tirs de missiles ukrainiens ont causé la mort d'au moins une personne et provoqué un incendie dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine. C’est ce qu’a signalé Alexandre Chouvaïev, gouverneur par intérim de la région.
Des bombardements russes préalables à l'attaque ukrainienne
Cependant, cette escalade n'est pas sans contexte. Elle se produit après des bombardements russes intenses qui ont fait au moins 28 victimes, dont 26 à Kiev et ses environs, selon les rapports des autorités ukrainiennes.
Lors de ce sommet de l'Otan, il est prévu que les alliés européens de l'Ukraine renforcent leur soutien envers Volodymyr Zelensky, qui est l'invité d'honneur au dîner inaugural offert par le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Selon des sources diplomatiques, un engagement a été pris pour fournir 70 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine, destinés à être répartis sur 2026 et 2027.
Au cours des dernières semaines, l'Ukraine a intensifié ses frappes en profondeur contre des cibles en Russie, en visant particulièrement les infrastructures critiques liées aux hydrocarbures. Cette stratégie vise à diminuer les ressources financières de Moscou, comme l'explique le think tank La Fabrique de la Guerre. Le climat reste tendu, et de nombreux observateurs s'interrogent sur les répercussions de cette escalade, tant sur la dynamique du conflit que sur la stabilité régionale.







