La tension diplomatique s’est intensifiée autour du programme nucléaire iranien récemment. À la Maison-Blanche, Donald Trump a mis en garde l’Iran contre des conséquences « très traumatisantes » si les négociations échouent, tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exprimé des doutes concernant la viabilité d'un accord futur.
En conférence de presse, le président américain a clairement indiqué sa position : « Il est impératif d’atteindre un accord, sinon les conséquences seront très traumatisantes. Je vise une issue dans le mois qui vient », a-t-il déclaré. Il a également affirmé être prêt à dialoguer aussi longtemps que nécessaire, mais a averti que, sans compromis, il passerait à une « phase deux », décrite comme « très sévère » pour l’Iran.
Des frappes militaires évoquées en guise d'avertissement
Trump a récemment rappelé les bombardements de sites nucléaires iraniens survenus lors d’un conflit de 12 jours mené par Israël en juin. Malgré ces menaces, Washington et Téhéran ont montré leur volonté de poursuivre les discussions après une première rencontre le 6 février à Oman, dans un climat tendu marqué par des manifestations réprimées au début de janvier.
Lors de sa rencontre avec Trump, Benyamin Netanyahou a exprimé ses préoccupations : « J’ai fait part de mon scepticisme concernant la solidité d’un éventuel accord avec l’Iran », a-t-il déclaré. Selon lui, tout accord devrait inclure des garanties importantes pour Israël.
Israël prône une approche élargie aux discussions
Le chef du gouvernement israélien a souligné la nécessité d’élargir le cadre de négociation : « Il ne s’agit pas seulement du nucléaire ; nous devons prendre en compte les missiles et les groupes armés soutenus par l’Iran, comme le Hezbollah et le Hamas ». Pour Israël, la question des missiles est cruciale, compte tenu de la proximité géographique avec l’Iran.
Les États-Unis souhaitent intégrer ces problématiques dans les négociations, alors que Téhéran prône un retour à des discussions centrées uniquement sur son programme nucléaire. Dans ce contexte, Trump a renouvelé son soutien envers Benyamin Netanyahou face aux accusations portées contre lui en Israël, affirmant que le président Isaac Herzog « devrait avoir honte » de ne pas le gracier.







