Cette décision s'inscrit dans un contexte où les parlementaires s'apprêtent à examiner un projet d’amnistie qui pourrait mettre fin à des années de répression contre les opposants. Le président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodríguez, a révélé ce samedi sur les réseaux sociaux la libération de 17 prisonniers politiques. « Dans le cadre de la loi d'amnistie, 17 personnes privées de liberté dans (les cellules connues comme) la Zone 7 sont en cours de libération », a-t-il déclaré.
Cette annonce a lieu dans un climat de tensions politiques aiguës, exacerbées par la capture de Nicolás Maduro par des forces militaires américaines le 3 janvier. Delcy Rodríguez, la présidente de l'Assemblée, a également été au cœur de la proposition d'une loi d'amnistie, mise en avant sous l'égide des États-Unis, qui couvrirait près de trois décennies de pouvoir chaviste. Ce projet vise à abolir toutes les accusations telles que « trahison » et « terrorisme », utilisées pour emprisonner des dissidents.
Cependant, des familles de détenus politiques, qui campent devant le siège de la police nationale, rapportent ne pas avoir vu de libération immédiate, même après la promesse faite par Delcy Rodríguez lors d'une visite à la Zone 7. Ces familles espèrent que cette initiative traduira une réelle volonté de changement, quoique l'adoption de la loi ait été repoussée. Source.
Selon l'ONG Foro Penal, bien que 431 prisonniers politiques aient déjà obtenu une libération conditionnelle, 644 autres demeurent derrière les barreaux. Des milliers de supporters de l'opposition ont récemment manifesté à Caracas pour exiger la libération de tous les prisonniers emprisonnés pour leurs opinions politiques. Cette situation souligne les défis auxquels est confronté le pays dans sa quête de réconciliation et de respect des droits de l'homme. En témoignant, un expert en droits de l'homme a souligné que « la libération d'opposants pourrait être un premier pas vers une démocratie renouvelée au Venezuela ».







