Des rapports du Kyiv Post suggèrent que l'Ukraine a déjà neutralisé plusieurs lanceurs du nouveau système de lance-roquettes thermobarique TOS-3 « Dragon », récemment déployé par les forces russes sur les lignes de front en Ukraine. Ce modèle, considéré comme une amélioration du TOS-1A Solntsepyok, suscite beaucoup d'intérêt militaire et médiatique.
Selon le site spécialisé Defence Express, des images diffusées par le ministère russe de la Défense ont été présentées comme celles du TOS-1A, mais en réalité, elles montrent le nouveau TOS-3 « Dragon ».
Contrairement à son prédécesseur, qui dispose de 24 rampes de lancement, le TOS-3 en possède 15, mais cela ne l'empêche pas d'atteindre des cibles avec une portée impressionnante de 15 à 24 km, comparé aux 6 km du TOS-1A qui nécessitait une visée directe.
Des roquettes thermobariques
Construit sur le châssis du T-72, le TOS-3 intègre une technologie avancée, incluant des filets anti-drones et des dispositifs de guerre électronique, tout en bénéficiant d'un blindage dynamique Kontakt-5. Ces améliorations le rendent également plus résistant aux tirs de contre-batterie et aux drones d'attaque.
Comme son prédécesseur, le TOS-3 utilise des roquettes thermobariques qui créent d'importantes ondes de choc, dispersant un aérosol inflammable avant de détoner. Pour l'Ukraine, capturer un TOS-3 serait essentiel pour mieux comprendre ce système redoutable.
Le TOS-1A continue d'être utilisé par la Russie pour frapper les positions ukrainiennes, avec la capacité de détruire une zone de 200 m² en une seule salve de 24 roquettes. Le coût de ce système est estimé entre 6,5 et 15 millions de dollars, une somme significative au regard des effets dévastateurs qu'il peut engendrer.







