Samedi 14 février, un rapport d'une enquête menée par cinq nations européennes a conclu que l'opposant russe Alexeï Navalny a été victime d'un empoisonnement à l'épibatidine, une toxine extraite des grenouilles d'Amérique du Sud.
Alexeï Navalny, reconnu comme l'une des figures politiques dissidentes les plus puissantes de Russie, a perdu la vie en février 2024. Depuis 2020, il était un fervent militant anticorruption, mais sa voix s'est éteinte dans des circonstances tragiques. Deux ans après son décès, une investigation internationale impliquant des pays comme la France a été conclusive. Selon un article du TF1, le Quai d'Orsay a affirmé : "l'analyse des échantillons prélevés sur Alexeï Navalny [...] a confirmé de manière concluante la présence d’épibatidine". Qu'est-ce que cette toxine si controversée ?
« L'empoisonnement est la cause très probable de son décès »
D'après le rapport du Quai d'Orsay, l'épibatidine provient principalement de grenouilles venimeuses d’Amérique du Sud, et elle "n’existe pas naturellement en Russie". Ce constat ramène à une affirmation implacable : "Compte tenu de la toxicité de l’épibatidine et des symptômes observés, l’empoisonnement constitue la cause très probable de son décès". Cette conclusion jette une ombre sur les agissements du Kremlin envers Navalny.
Ioulia Navalnaïa, veuve de l'opposant, a déclaré que cette révélation scientifique constitue une "preuve irréfutable" démontrant que son mari a été empoisonné par l'État russe, sous l'ordre de Vladimir Poutine. Connue depuis 1974, l'épibatidine est considérée comme une toxine rare, dérivée de l'alimentation spécifique des grenouilles, prédatrices de fourmis et de larves. Comme le rapporte National Geographic, "une seule grenouille contenant de l'épibatidine peut être assez puissante pour tuer un buffle d’Inde". Étonnamment, les grenouilles porteuses de cette substance toxique sont immunisées contre son propre venin.







