Mercredi 22 avril, le Parti socialiste (PS) a lancé un projet ambitieux visant à définir le socialisme du XXIe siècle. Établi dans un document de 144 pages, ce projet met l'accent sur la notion de liberté et propose diverses mesures économiques, telles qu'une augmentation du Smic.
Ce texte, piloté par la députée européenne Chloé Ridel, a pour objectif de « nous identifier sur le long terme », au-delà de l’élection présidentielle de 2027, a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse. Il repose sur l'idée que le modèle de la social-démocratie, malgré ses avancées significatives, n'a pas su intégrer des enjeux cruciaux comme les limites planétaires et les inégalités persistantes.
Ridel a précisé que le PS souhaite ainsi aller au-delà de ce modèle qui a fissuré sous l'effet de la mondialisation libérale. Le projet, bien qu'assemblé avec l'input de différents courants au sein du parti, doit encore être amendé par les militants, qui disposent de six semaines pour faire leurs suggestions avant un vote prévu en été. Cela dit, des voix dissidentes se sont fait entendre lors d'un récent bureau national, arguant que la présentation à la presse s'est faite avant même que les membres du parti aient pu se prononcer.
Une réponse à Jean-Luc Mélenchon
Le projet, articulé autour de la liberté, vise aussi à contrer l'usage que la droite et l'extrême droite ont fait de ce concept. Chloé Ridel explique que, contrairement à Jean-Luc Mélenchon, qui propose de diviser le pays en une ancienne et une nouvelle France, le PS ambitionne de rassembler les Français. Les propositions incluent des politiques de justice fiscale, une réforme démocratique, ainsi que la lutte contre toutes formes de discriminations.
Parmi les mesures présentées, on retrouve une envisagée hausse du Smic à 1 690 euros net, la mise en place d'une taxe Zucman de 2% sur les patrimoines dépassant 100 millions d'euros, ainsi que la création d'un impôt sur les grandes successions au-delà de 200 000 euros. Le PS pense également à abroger la réforme des retraites menée par Élisabeth Borne, souhaitant maintenir un régime de retraite par répartition avec une durée de cotisation de 43 annuités, tout en adaptant les conditions selon la pénibilité des carrières.







