Un mois après son élection en tant que maire de Saint-Denis, le candidat Insoumis Bally Bagayoko a été élu, le mardi 21 avril, à la présidence de Plaine Commune, l'une des intercommunalités les plus influentes d'Île-de-France. Cette victoire a été contestée par Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen.
Lors d'un conseil territorial empreint de tensions, les conseillers ont élu Bagayoko avec 46 voix sur 79. Ce nouvel élan pour Saint-Denis, la deuxième plus grande ville de la région, marque un tournant significatif pour la dynamique politique locale. Le nouvel élu présidera une structure qui regroupe plus de 2.200 agents au service de 460.000 habitants.
Remplaçant le socialiste Mathieu Hanotin, qu'il a battu dès le premier tour des municipales, Bally Bagayoko a souligné, lors de son discours, que sa candidature était soutenue par de nombreux maires qui avaient choisi d'assumer des positions claires et courageuses.
L'intercommunalité prendra des décisions "assez fermes en direction de l'État"
Lundi soir, Bagayoko a reçu le soutien de Sofienne Karroumi, le nouveau maire d'Aubervilliers, et de plusieurs autres maires de gauche, renforçant ainsi son camp. Il a également partagé la scène avec Aly Diouara, maire de la Courneuve, Mohamed Gnabaly, élu écologiste de l'Île-Saint-Denis, et Azzedine Taïbi, maire communiste de Stains.
Le nouvel élu a promis que Plaine Commune serait un "outil au service des habitants", privilégiant des enjeux cruciaux comme la gestion de l'eau, les services publics et l'aménagement du territoire. Il a également affirmé son intention de promouvoir l'unité entre les quartiers, rejetant les logiques de division qui peuvent parfois régner entre les villes.
Cette élection marque donc une étape décisive, tant pour Bally Bagayoko que pour l'avenir politique de Saint-Denis et de Plaine Commune, tandis que les défis à relever demeurent nombreux.







