Un tribunal fédéral de Washington a inculpé Cole Allen, le tireur présumé, pour tentative d’assassinat sur le président américain. Dans ce contexte troublant, l’administration républicaine a mis en accusation les démocrates et les médias, affirmant qu’ils ont contribué à cette violence en "diabolisant" Donald Trump.
Samedi, quelques heures après les tirs survenus lors du dîner des correspondants, Donald Trump s'était exprimé en appelant au calme. Cependant, comme le souligne Politico, le ton de la Maison-Blanche a rapidement changé.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, a accusé l’opposition démocrate d’attiser la violence politique. Selon elle, le "culte de la haine" en provenance de la gauche serait responsable de nombreux blessés et d'une possible tragédie ce week-end. Elle a déclaré : "Ceux qui traitent le président de fasciste et de menace pour la démocratie, alimentent cette violence".
Cette accusation, venue immédiatement après un appel à l’unité, a été perçue par certains comme une contradiction. The Daily Beast a souligné que cette attaque rhétorique contre les démocrates a eu lieu peu après l'invitation au calme de la nation.
Le leader des démocrates à la Chambre, Hakeem Jeffries, a riposté : "Karoline Leavitt veut nous donner des leçons de civisme ? Qu’elle balaye devant sa porte avant de critiquer notre vocabulaire".
Les médias également dans le viseur
Mais la Maison-Blanche ne s'est pas contentée de critiquer les responsables démocrates. Politico rapporte également que Todd Blanche, le ministre de la Justice par intérim, a insinué que les médias portaient une part de responsabilité dans l'attaque. Il a déclaré : "Les journalistes qui désignent le président et l'accusent sans preuve sont tout autant coupables".
Dans un incident connexe, le couple Trump a demandé publiquement le licenciement de l'humoriste Jimmy Kimmel d’ABC, suite à une blague controversée faite lors du dîner des correspondants, rapportée par le New York Times. Kimmel avait plaisanté sur la Première dame, ce qui a suscité une onde de choc dans le monde médiatique.
Ce niveau de controverse autour d’une blague dans un dîner destiné à célébrer le Premier Amendement réactive le débat sur la liberté d’expression, surtout vis-à-vis de la relation tumultueuse entre Trump et Kimmel. En septembre, ABC avait déjà supprimé un episódio de Kimmel, après une vague de critiques émanant de l’aile conservatrice.
Le nouveau PDG de Disney, Josh D’Amaro, est désormais confronté à un premier grand enjeu face à la pression de l'administration Trump, comme le note CNN. Pourtant, il ne semble pas que Disney envisage de prendre des mesures contre Kimmel, dont l’émission a continué d’être diffusée comme prévu.







