Gravement blessé lors d'une embuscade, le caporal-chef Anicet Girardin a succombé à ses blessures le 22 avril. Une cérémonie en son honneur se tiendra ce mardi 28 avril au sein de son régiment à Suippes, en Marne.
L'hommage national sera présidé par Catherine Vautrin, ministre des Armées, en présence du général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de terre. Il débutera à 11 heures au sein du 132e régiment d'infanterie cynotechnique (RIC).
Par ailleurs, un hommage sera également rendu à midi au monument Opex, situé jardin Eugénie-Djendi, dans le 15e arrondissement de Paris. Le général de corps d'armée, Loïc Mizon, invite toute la population à se joindre à cet hommage.
Anicet Girardin, maître-chien âgé de 31 ans, avait été blessé alors qu'il tentait de secourir son supérieur, le sergent-chef Florian Montorio, qui avait perdu la vie lors de l'embuscade. Les deux militaires étaient en mission de déminage à Deir-Kifa, dans le sud du Liban, déployés au sein de la Force intérimaire des Nations unies dans le cadre d'opérations humanitaires.
Cette tragique embuscade a été attribuée par Paris et l'ONU au groupement pro-iranien Hezbollah. Un hommage national a également été rendu à Florian Montorio le jeudi précédent, dans son régiment d'origine, le 17e régiment de génie parachutiste de Montauban.
Anicet Girardin, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début du conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l'Iran, en date du 28 février dernier. Le premier à avoir perdu la vie était le major Arnaud Frion, tué en Irak à mi-mars lors d'une attaque par drones, également liée à des milices pro-iraniennes.
Ces sacrifices tragiques rappellent le danger auquel sont exposés nos soldats dans des missions parfois périlleuses. Alors que le caporal-chef Girardin a été rapatrié dans un état critique à l'hôpital Percy de Clamart, les pensées de la nation se dirigent vers lui et ses camarades demeurant mobilisés dans des zones de conflit.







