Les impacts du conflit au Moyen-Orient sur le secteur
La montée des tensions et le blocage du détroit d'Ormuz suscitent des inquiétudes sur la disponibilité et le prix du bitume, essentiel pour les travaux publics. Christian Surget souligne l'importance du gazole non routier (GNR) pour le secteur, qui consomme annuellement près de 1 milliard de litres. "Nous sommes à la merci des fluctuations des prix", indique-t-il. Les entreprises, surtout les petites et moyennes, font face à des augmentations de coûts de l'ordre de 20%.
Des solutions nécessaires pour éviter la catastrophe
Pour traverser cette crise, il plaide pour une révision plus fréquente des index des Travaux Publics, suggérant une actualisation tous les quinze jours, contre quarante-cinq actuellement. "Les entreprises avancent de l'argent à leurs clients pendant que le cours du pétrole monte ; c'est un cercle vicieux insoutenable", se lamente Surget. Le manque d’approbation des projets d'infrastructure par les collectivités place de nombreuses entreprises dans une position précaire.
Un appel urgent à l'action
Les collectivités, qui disposent d'un budget total de 70 milliards d'euros, ralentissent leurs investissements, préférant attendre une baisse des prix. "Si la situation perdure, nous pourrions ne plus être en mesure de répondre à leurs besoins", prévient-il. La situation est d’autant plus alarmante avec le nombre croissant de demandes de chômage partiel face à l’incapacité de l'État à régler ces problèmes économiques.
Une menace pour l'emploi
Plus de mille entreprises en Nouvelle-Aquitaine sont en danger, mettant en péril 31 000 emplois. Les défis rencontrés par le secteur des travaux publics risquent d’entraîner une véritable crise sociale si les décisions sur les infrastructures continuent à être retardées. "Nous appelons nos clients à agir rapidement, la survie du secteur en dépend" conclut Surget.







