Soulignant un « consensus scientifique » sur le changement climatique, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal a récemment exprimé ses préoccupations face à la polarisation politique qu'entraîne ce sujet. En visite à Bordeaux dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle, Attal a plaidé pour une approche qui unit les préoccupations écologiques et économiques.
Lors d'une réunion publique, il a déclaré : « Ce qu'on pense, c'est que l'écologie et l'économie doivent aller main dans la main ». Il a critiqué les positions extrêmes qui proposent d'une part de sacrifier l'écologie pour l'économie, et d'autre part de privilégier l'écologie au détriment de la croissance économique. Selon lui, il est essentiel de « changer le prisme à travers lequel l'on aborde la transition écologique ». Attal suggère que défendre l'écologie est aussi une question d’intérêt commun.
Il a cité la crise des Gilets jaunes comme un exemple de mauvaise gestion de la transition. L'instauration de la taxe carbone aurait contribué à une forte tension sociale. « Les bonnes intentions peuvent donner lieu à des crises si elles ne sont pas bien pensées », a-t-il observé.
Pour avancer dans ce sens, il a proposé des initiatives comme le développement de leasing social pour voitures électriques d'occasion et une réduction de la TVA sur l'achat de ces véhicules. Gabriel Attal a commencé sa visite par une rencontre avec Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, et a également visité le Musée d'Aquitaine pour découvrir le cénotaphe de Michel de Montaigne.
La journée s'est terminée par une séance de dédicaces de son livre « En homme libre » à la librairie Mollat. Par ailleurs, Renaissance a tenu la « Nuit de la Nouvelle République » dédiée aux enjeux écologiques, où l'ancienne ministre Agnès Pannier-Runacher a également pris part. Une prochaine réunion publique est programmée à Strasbourg le 20 mai, suivie d'un grand meeting à Paris le 30 mai.







