Philippe Chotard, candidat malheureux lors des récentes élections municipales à Ribérac, a formellement contesté les résultats en déposant un recours au tribunal administratif de Bordeaux. Dans sa démarche, il souligne des « irrégularités graves » constatées durant les deux tours des scrutins tenus les 15 et 22 mars.
Lors de ces élections, le maire sortant, Nicolas Platon, a été réélu avec une courte avance de seulement 22 voix face à Chotard, qui avait pourtant réalisé un bon score au premier tour. Chotard, représentant un mouvement divers centre, a décidé d'agir pour défendre son élu, jugeant les écarts de voix trop faibles pour ignorer les possibles fautes. « La situation est suffisamment problématique pour justifier cette action », a-t-il déclaré.
Son recours, soumis dans un délai de cinq jours après le second tour, sera examiné par le tribunal le 12 mai prochain. Philippe Chotard a exprimé son inquiétude face aux infractions qu'il considère comme nombreuses, ajoutant que « la légitimité du résultat est mise en question par ces violations admissibles ». Selon une analyse d'Le Monde, de tels recours sont rares mais prennent de l'ampleur dans les petites communes où l'écart de voix est faible.
Pour sa part, Nicolas Platon a été contacté par le média local ICI Périgord et a promis de faire une déclaration publique suite à l’audience, indiquant que « l’intégrité des élections doit être préservée ».
Alors que la tension monte, la décision du tribunal pourrait transformer le paysage politique de Ribérac, avec des implications potentiellement significatives pour les futures élections dans la région.







