La préfecture de police de Paris a procédé à l'interpellation de neuf individus pour leur implication dans un groupement destiné à commettre des violences. Cette mesure survient alors que le tribunal administratif de Paris a validé l'interdiction de la marche du collectif d'ultradroite, connu sous le nom de Comité du 9-Mai.
Les interpellations se sont déroulées dans le quartier Saint-Michel autour de 13 heures. Les personnes arrêtées étaient en possession d'équipements susceptibles d'être utilisés pour des actes violents, tels que des gants coqués, des matraques télescopiques et des couteaux. En outre, douze verbalisations ont été émises pour non-respect de l'arrêté d'interdiction.
La nature exacte des affiliations des personnes interpellées reste floue. La préfecture n'a pas précisé s'ils appartenaient au Collectif du 9-Mai ou à un rassemblement antifasciste qui devait également se tenir ce jour-là, dont l'objectif était de s’opposer à la manifestation d'extrême droite.
Cette marche, organisée pour commémorer le militant d'extrême droite Sébastien Deyzieu, a suscité des craintes quant à des troubles à l'ordre public, en raison d'un précédent événement similaire à Lyon, où la mémoire d'un autre militant identitaire, Quentin Deranque, avait entraîné des désordres. Les autorités ont donc jugé nécessaire d'interdire ces rassemblements, conformément à une décision prise par les juges des référés.







