Paris était sous haute vigilance le 9 mai. Alors que la justice a confirmé l’interdiction d’un rassemblement organisé par des groupes d'extrême droite, neuf individus ont été arrêtés dans le Quartier latin, ayant en leur possession des armes prohibées.
C'est ce que rapportent nos collègues de Franceinfo. La préfecture de police a justifié ces interpellations en évoquant des arrestations pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations ». Plusieurs verbalisations ont également été enregistrées pour non-respect de l'arrêté préfectoral.
Les forces de l'ordre ont découvert des gants coquins, des couteaux et des matraques télescopiques dans les sacs des suspects, révélant l'atmosphère électrique entourant cette journée à haut risque.
Une marche symbolique interdite
Chaque année, le Comité du 9 Mai souhaite se rassembler pour honorer la mémoire de Sébastien Deyzieu, un militant d'extrême droite décédé en 1994. Ce rassemblement est devenu, au fil des années, un marqueur des mouvements identitaires radicaux, mais a été déclaré illégal par la préfecture en raison des risques de troubles à l’ordre public, notamment après une marche similaire à Lyon en hommage à Quentin Deranque, qui avait également engendré des violations de la loi.
Une capitale sous vigilance
Dans le Quartier latin, normalement symbole de la liberté d'expression, les tensions étaient palpables. Un contre-rassemblement antifasciste devait également se tenir à proximité, exacerbant les craintes d'affrontements. Les rues de Paris ne ressemblaient pas à un paisible printemps, mais plutôt à un échiquier sous surveillance, où chaque mouvement était minutieusement surveillé.







