Un ancien ministre dans la tourmente. Après Édouard Philippe, visé pour détournement de fonds publics, Dominique de Villepin se retrouve également sur le devant de la scène judiciaire. En effet, le parquet national financier a ouvert une enquête concernant des statuettes de Napoléon, offertes à Villepin durant son mandat au Quai d'Orsay de 2002 à 2004, récemment restituées à l'État.
L'enquête récente a été lancée pour des soupçons de recel de détournement de fonds publics, ainsi que d'autres infractions, comme l'a précisé Pascal Prache, procureur de la République financier. Cette affaire soulève des questions sur la transparence des cadeaux reçus par les membres du gouvernement.
Le lobbyiste Robert Bourgi, qui a révélé des détails accablants au début du mois dans l'émission « Complément d’Enquête » sur France 2, a affirmé avoir été l'intermédiaire de ces dons. Selon lui, deux statuettes d'une valeur respective de 50 000 et 75 000 euros ont été offertes par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci. Bourgi, dont les antécédents posent question, a depuis renforcé ses accusations dans d'autres médias, notamment auprès du Parisien.
Face à ces révélations, Dominique de Villepin a reconnu avoir commis une erreur en acceptant ces cadeaux. Sur France Inter, il a affirmé : « C'était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter. » Il a néanmoins souligné l'absence de réglementation claire concernant ces bienfaits à l'époque.
Villepin a également mis en lumière le contexte des accusations, insinuant qu'elles étaient orchestrées dans un cadre politique délicat pour Nicolas Sarkozy, ami de Bourgi et actuellement embourbé dans des affaires judiciaires, dont celle du financement libyen. Il a conclu en affirmant qu'il existe « une volonté de nuire » à son encontre.







