Dans un contexte où le prix du gazole non routier (GNR) a augmenté de plus de 30 % en un an, les agriculteurs de Côte-d'Or vivent une période d'incertitude croissante. Aujourd'hui, le litre de GNR s'élève à 1,12 euro, contre seulement 0,73 euro avant la guerre en Iran, illustrant une flambée des coûts qui complique la gestion économique des exploitations agricoles.
À l'approche des annonces prévues par le Premier ministre Sébastien Lecornu sur les nouvelles aides concernant la hausse des prix de l'énergie, les agriculteurs sont partagés entre la nécessité de remplir leurs cuves pour effectuer des travaux essentiels et la peur d'une éventuelle remontée des prix qui pourrait exacerber la situation. Comme le souligne une agricultrice locale, "j'ai peur que ça remonte encore". Beaucoup d'entre eux ressentent une pression énorme alors qu'ils se préparent à la saison de plantations.
Les experts du secteur soulignent que cette situation pourrait avoir un impact direct sur la production agricole, avec une potentielle augmentation des prix des produits alimentaires. Philippe Besson, économiste à l'INRAE, souligne que "la gestion des coûts des intrants comme le gasoil est cruciale pour la rentabilité des exploitations". Par ailleurs, les agriculteurs de Côte-d'Or s'inquiètent également des répercussions sur leurs bénéfices, les frais de production ne cessant d'augmenter.
Dans ce climat d'incertitude, il devient essentiel de discuter des solutions pratiques. Certains agriculteurs envisagent de diversifier leurs sources d'énergie, notamment en se tournant vers des alternatives plus durables. D'autres attendent impatiemment des mesures du gouvernement pour pallier l'augmentation des coûts, affirmant, comme l'un d'eux l'a dit : "nous avons besoin de soutien pour continuer à travailler".







