Des désaccords émergent entre Marine Le Pen et Jordan Bardella concernant l'âge de départ à la retraite. Lors de son passage sur BFMTV/RMC, la présidente du Rassemblement national (RN) a réaffirmé sa position en faveur d'un départ à 62 ans, même si Bardella, le président du parti, a adopté une posture plus neutre. Dans une interview accordée à Frankfurter Allgemeine Zeitung, il a expliqué être "en train d'examiner la question" des retraites.
Marine Le Pen a mis en avant la nécessité d'accroître le taux d'activité des seniors, en soulignant que la volonté de faire travailler les Français jusqu'à 64 voire 67 ans, telle que suggérée par Édouard Philippe, ne prend pas en compte la réalité du marché du travail. "Les entreprises jettent les travailleurs à 55 ans", a-t-elle déclaré, se disant convaincue que le RN sera bien préparé pour les prochaines élections présidentielles.
Des mesures pour encourager l'emploi des seniors
Afin d'inciter les seniors à rester actifs, Le Pen propose des avantages pour ceux qui choisissent de travailler, même à temps partiel, après leur retraite. Elle appelle également à un dialogue avec les entreprises pour lutter contre la perception de ces travailleurs comme inemployables après 55 ans.
"La véritable question réside dans la manière dont nous abordons la problématique des retraites en tenant compte des fondamentaux de notre système. Nous devons œuvrer sur la productivité et le taux d'activité pour créer de la richesse", a-t-elle expliqué.
Les désaccords entre Le Pen et Bardella pourraient cependant avoir des implications importantes sur la stratégie du RN pour la campagne présidentielle à venir. La décision de la cour d'appel de Paris, prévue le 7 juillet prochain, concernant une éventuelle inéligibilité de Le Pen, pourrait influencer cette dynamique. Si elle est reconfirmée inéligible, Bardella devra se préparer à porter le flambeau du RN à l'Élysée. Le Pen a d'ores et déjà assuré qu'elle soutiendrait Bardella dans cette éventualité.







