Dans un contexte de tensions croissantes en Ukraine, Jordan Bardella, président du Rassemblement national et potentiel candidat à la présidentielle, a réaffirmé son désir d'apporter une aide à Kiev. Toutefois, il insiste sur le fait que cette assistance ne doit pas se faire au détriment des finances publiques françaises.
Dans un entretien accordé à Le Point, Bardella a déclaré : « Aider l'Ukraine, oui, mais nous ne souhaitons pas envoyer en Ukraine l'argent que la France n'a pas ». Il critique également le plan de l'Union européenne qui envisage de débloquer une première tranche de prêt d'environ 3 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine, tout en relevant que la contribution française pourrait atteindre 18 milliards sur deux ans.
« Ce modèle n'est pas tenable », insiste-t-il, évoquant un pays déjà lourdement endetté et dont les déficits budgétaires posent question. Bardella se demande comment la France pourrait financer un soutien aussi massif à l'Ukraine alors que des doutes persistent sur la capacité de Kiev à rembourser ce prêt.
Le président du RN appelle également à une réflexion sur les responsables de cette guerre, ajoutant que le niveau de corruption au sein du gouvernement ukrainien constitue une réalité délicate à ignorer. Tout en se montrant favorable à une forme d'assistance, il souligne la nécessité de privilégier les négociations pour parvenir à une paix durable, favorable à la sécurité de l'Ukraine.
Des experts partagent ses inquiétudes, notant que la situation économique de la France et la gestion de sa dette compliquent l'idée d'un soutien financier extérieur massif. David Lisnard, maire de Mandelieu-la-Napoule, a déclaré : « Il est primordial de soutenir l'Ukraine, mais pas à notre propre détriment. »
Alors que le débat sur le financement de l'aide à l'Ukraine continue de susciter des réactions variées parmi les responsables politiques, Bardella semble vouloir adopter une position équilibrée, soucieux autant du sort de Kiev que de la santé économique de la France.







