Mercredi, la Drees a révélé que 70% des hôpitaux en France sont en déficit, un constat alarmant. Pourtant, en Occitanie, la situation est perçue de manière plus optimiste. François Mengin-Lecreulx, directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS), a affirmé le 6 mai dernier que les établissements de la région ne sont pas dans la même situation que ceux d'autres régions de France. Ses propos ont été soutenus par le rapport de la Drees, publié deux semaines plus tard.
Ce rapport indique : "Le déficit des hôpitaux publics français a atteint 2,9 milliards d'euros en 2024, marquant une hausse significative de 500 millions d'euros en seulement un an. Cette dégradation financière est sans précédent".
Les petits hôpitaux plus fragiles
François Mengin-Lecreulx a personnellement observé la situation en comparant avec la Normandie, où près de deux tiers des établissements de santé sont actuellement en déficit. "Ici, la situation est moins préoccupante", a-t-il déclaré, ajoutant que "les CHU de Nîmes et de Montpellier se portent bien, avec une situation financière à l'équilibre, tandis que le CHU de Toulouse affiche un léger déficit".
Selon l'ARS, la vulnérabilité financière touche principalement les petits hôpitaux. "Nous avons des solutions pour remédier à cela", a ajouté Mengin-Lecreulx, mettant en avant la volonté de l'agence régionale d'agir.
Parallèlement, Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France (FHF), a souligné que la détérioration continue depuis 2020 est davantage le résultat de "décisions au niveau national" plutôt que de "problèmes internes aux établissements". Cette analyse invite à une réflexion plus large sur les enjeux du système de santé en France et les responsabilités qui en découlent.







