Suite à des accusations graves concernant ses activités sur les réseaux sociaux, Franck Bernard a annoncé sa démission du poste de vice-président de Grand Besançon Métropole (GBM). Il a reconnu être l'auteur d'un compte portant des propos racistes, sexistes et homophobes, ce qui a conduit le président de GBM, Ludovic Fagaut, à lui demander de "prendre ses responsabilités".
La démission de Bernard a été communiquée par un texto au président ce vendredi matin, témoignant d'une décision hâtive après une soirée tumultueuse au conseil communautaire, marquée par les révélations du site Médiapart et du journal local Le Ch'ni, révélant l'existence de ce compte Facebook trouble. Ces articles ont mis en lumière des propos qui ont suscité l'indignation des élus communautaires.
Une décision attendue par la gauche
Des représentants du Parti socialiste et de La France Insoumise avaient précédemment appelé à sa démission et au retrait de sa délégation. L'attente de Fagaut pour agir a également été critiquée par les Insoumis, qui se sont dits "soulagés" par la démission, mais ont également dénoncé le soutien initial de Fagaut à Bernard. "C'est un problème que d'avoir attendu que ces publications délictuelles soient rendues publiques pour agir", ont affirmé les élus de la France Insoumise dans leur communiqué.
Franck Bernard, ancien policier de 59 ans, avait été réélu maire de Chevroz en mars 2026 à la tête d'une liste sans étiquette après avoir été membre du RN pendant quinze ans. Son ascension à ce poste de vice-président, le premier élu du RN à y accéder depuis sa nomination le 20 avril, soulève désormais des questions quant à la responsabilité de ses soutiens politiques face à de tels comportements.
Les conséquences de cette affaire pourraient impacter non seulement l'image du RN dans la région, mais également stimuler des discussions plus larges sur la responsabilité des élus dans leur comportement en ligne, une problématique qui, comme l’exprime le sociologue Claude Giustiniani, nécessite un contrôle plus strict des discours tenus par les représentants des collectivités.







