Un licenciement par SMS met en lumière la discrimination des femmes enceintes

Un SMS a scellé le sort d'une salariée enceinte, révélant des pratiques inacceptables.
Un licenciement par SMS met en lumière la discrimination des femmes enceintes
Une entreprise britannique a été condamnée à indemniser une ancienne salariée, licenciée à la suite des complications liées à sa grossesse. Illustration. - Greyerbaby / Pixabay

Une décision de justice à Birmingham, au Royaume-Uni, vient d’illustrer les défis rencontrés par les femmes enceintes sur le marché du travail. Une ancienne salariée a récemment remporté une indemnisation d'environ 108.000 euros après avoir été licenciée brutalement par texto en décembre 2022, alors qu'elle télétravaillait à cause de complications liées à sa grossesse. Cette affaire, relayée par The Independent, pose la question de la violence des méthodes de communication au sein des entreprises.

Employée en tant que conseillère en investissements depuis mars 2022, cette femme avait appris sa grossesse en octobre. Malheureusement, elle souffrait de nausées sévères et a dû adopter le télétravail sous les conseils médicaux.

La rupture du lien par un message

Le 26 novembre, son directeur lui a envoyé un message pour prendre de ses nouvelles, et bien qu'elle ait exprimé son intense malaise, il a suggéré un retour au bureau. La réponse de l'employée était sans équivoque : la possibilité de travailler sur site, même pour quelques jours, était exclue en raison de son état. Pourtant, ce fut le silence radio jusqu'au 1er décembre, date à laquelle son supérieur lui a envoyé un SMS ambigu. Il y expliquait que l’entreprise devait trouver quelqu'un pour venir au bureau en raison d'un retard de travail, tout en espérant que cela ne lui poserait pas de problème.

{{$citation}} Cette situation s'est terminée de manière abrupte : après ce message, son salaire a cessé d'être versé. Le tribunal a statué que ce texto équivalait à un licenciement, rejetant les arguments de l’entreprise qui contestait cette interprétation. Selon le juge, il était « évidemment clair » que ce message marquait la fin de la relation de travail. Ainsi, le jugement a été prononcé en faveur de l’employée, qualifiant son licenciement d'abusif.

Cette affaire soulève des interrogations cruciales sur le traitement des femmes enceintes dans le milieu professionnel. Des experts en droit du travail, comme Me Laurent G., soulignent que de telles pratiques doivent alerter les entreprises sur leur devoir de protection des salariées en période sensible. Un précédent qui pourrait inciter d'autres victimes à faire entendre leur voix.

Lire aussi

Un meurtre choquant secoue le Royaume-Uni : la tragédie d'Henry Nowak
Le meurtre d'Henry Nowak, un étudiant de 18 ans, soulève une onde de choc au Royaume-Uni. Des erreurs policières et des accusations de racisme alimentent la controverse.
17h26
Un licenciement par SMS met en lumière la discrimination des femmes enceintes
Une entreprise britannique condamnée pour licenciement abusif d'une employée enceinte par SMS. Détails.
16h36
Gabriel Attal entre en campagne pour la présidentielle de 2027
Gabriel Attal confirme sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors d'un déplacement en Aveyron. Un moment clé pour ce jeune leader.
16h12
Marco Rubio appelle l'Otan à soutenir Trump face aux tensions au Moyen-Orient
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio appelle l'Otan à répondre aux inquiétudes de Trump sur le Moyen-Orient dans un contexte de tensions accrues avec l'Iran.
13h48
Disparition d'une enseignante dans le Doubs : la gendarmerie sollicite l'aide du public
Sonia Vacheret, enseignante de SVT, a disparu le 9 mai. La gendarmerie sollicite des témoignages.
12h13
Consommation de carburants : les Français modèrent leur conduite face à la flambée des prix
Une baisse de 14% de la consommation de carburants en France en mai. Analyse de la situation et conséquences sur l'économie.
12h00