Gabriel Attal, récemment déclaré candidat à l'élection présidentielle de 2027, a récemment exprimé ses vues sur l'immigration en France. Lors d'une interview sur France Inter, il a déclaré : « Il faut que la France accueille moins pour accueillir mieux. Mon projet pour cette campagne repose sur la préférence travail ; l'immigration économique doit devenir notre priorité. »
Durcir les conditions du regroupement familial
Ce discours interpelle sur la volonté du candidat d'opter pour une immigration plus sélective. Attal propose de donner la priorité à l'immigration de travail, en durcissant les conditions du regroupement familial. Parmi ses propositions, il envisage d'augmenter la durée de résidence requise en France pour faire venir des conjoints, ce qui pourrait rendre l'accès à la famille encore plus difficile pour de nombreux étrangers. En effet, actuellement, un étranger doit résider légalement en France pendant au moins dix-huit mois (ou douze mois pour les Algériens) pour être en mesure de demander le regroupement familial, un dispositif qui a, selon Le Monde, connu une baisse significative ces dernières décennies.
Les répercussions de cette approche sont déjà débattues dans les sphères politiques et sociales. Des spécialistes de l'immigration, comme le démographe Hervé le Bras, soulignent que ce type de politique pourrait avoir des conséquences sur l'équilibre démographique et économique du pays. Les voix opposées suggèrent que la richesse d'un pays réside également dans sa diversité.







