Lors d'un premier comité interministériel consacré à la criminalité organisée, le 29 mai dernier, Sébastien Lecornu a exprimé que les mesures actuelles étaient clairement insuffisantes face à l'ampleur croissante du narcotrafic. Le gouvernement de Matignon se prépare à intensifier son implication dans cette lutte cruciale.
« Le compte n’y est pas », a insisté Lecornu, prônant un changement d’échelle de la réponse de l'État. La lutte contre le narcotrafic, comme le rapporte Le Figaro, nécessite une réponse plus large de la part des autorités.
Pear l'entourage du Premier ministre, cette criminalité a changé de nature et de dimension, ce qui requiert une mobilisation plus étendue. Lecornu critique les premières propositions formulées, qu'il juge trop techniques et limitées, soulignant qu'« il faut un changement de braquet » pour un impact réel.
Une réponse interministérielle attendue
Il est également noté que cette initiative ne vise pas à discréditer les actions menées par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, mais souligne que la lutte contre le narcotrafic ne peut être portée par un seul ministère. Le Premier ministre a insisté sur l'urgence d'une mobilisation plus large, impliquant plusieurs administrations, afin de répondre à des réseaux criminels dont l'influence dépasse les enjeux classiques policiers et judiciaires.
Ce premier comité interministériel représente donc une étape décisive dans le renforcement de la réponse de l'État face au narcotrafic. L'exécutif espère ainsi élargir sa stratégie pour faire face à cette menace grandissante, qui pose des défis complexes à la société française.
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