Mardi, les États-Unis ont lancé des frappes de représailles contre des cibles en Iran, que Washington accuse d'avoir abattu un hélicoptère Apache la nuit précédente. En réponse, Téhéran a frappé des positions américaines dans le Golfe, mais ces actions restent perçues comme une démonstration de retenue de part et d'autre. Selon El País, "le président américain Donald Trump a mis sa menace à exécution". Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a confirmé que les frappes étaient une "réponse proportionnée à une agression injustifiée" de l'Iran.

Avant d'agir, Donald Trump a accusé l’Iran d’être responsable du crash de l'hélicoptère, avertissant sur sa plateforme Truth Social que les États-Unis réagiraient. À 17h00 (heure de Washington), il a ordonné des "frappes d'autodéfense" contre l'Iran, précisant lors d'un entretien avec ABC News que cette opération était une réaction directe à l'agression iranienne.

Réplique iranienne

En réponse, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a affirmé avoir mené des attaques de drones ciblant la flotte américaine à Bahreïn, ainsi que des frappes sur une base en Jordanie, tout en menaçant d'une "réaction plus sévère" si les frappes américaines se poursuivaient, comme le rapporte Middle-East Eye.

À 21h00, l'armée américaine a annoncé la fin de son opération, précisant qu’elle avait ciblé des installations militaires près du détroit d'Ormuz. The New York Times a noté que Donald Trump n'a pas fourni de détails supplémentaires sur le crash de l'hélicoptère, qui a vu deux membres d'équipage s'éjecter à temps. L'Iran, pour sa part, a nié toute implication directe, affirmant par un responsable anonyme qu'aucune opération militaire n'avait été menée récemment.

Un responsable américain a cependant déclaré à Axios qu'une enquête avait révélé qu'un drone iranien avait causé le crash, bien que l'intention ait été difficile à établir.

Désescalade en perspective

Malgré les escalades, le général à la retraite Mark Kimmitt, ancien secrétaire d’État aux affaires politico-militaires, a confié à Al-Jazeera que ces affrontements pourraient signaler une chance de désescalade. "Ces frappes mesurées pourraient indiquer une volonté d'apaisement plutôt que d'escalade de conflit", a-t-il affirmé. Cette opinion est également soutenue par CNN, qui a noté le ton moins agressif de Trump, suggérant une réticence à s'engager dans un conflit à grande échelle.

Dans ce contexte tendu, le président des États-Unis affiche une approche plus prudente, loin des menaces de destruction massive du passé, indiquant qu'il préfère éviter une nouvelle guerre avec l'Iran.