Lors de son entretien, Marie-Suzanne Le Quéau a pris soin de clarifier la nature de la décision judiciaire à venir, insistant sur le fait qu'elle reposera uniquement sur les éléments juridiques présentés durant le procès. "Désormais, il appartient aux magistrats de rendre leur décision", a-t-elle déclaré, soulignant le sérieux de la procédure.
"Leur décision n'est pas politique. Elle a des conséquences politiques, c'est évident, mais elle n'est pas politique", a-t-elle précisé.
Cinq ans d'inéligibilité et prison requis
Le 3 février dernier, le parquet général avait requis, après plusieurs semaines de débats, cinq ans d'inéligibilité, ainsi que quatre ans d'emprisonnement pour Marine Le Pen, dont trois avec sursis. Une amende de 100 000 euros a également été demandée contre elle. La députée du Rassemblement national, en perspective de la présidentielle de 2027, a affirmé qu'elle ne serait pas candidate si la justice lui imposait une interdiction formelle, mais se présenterait en cas de condamnation avec sursis.
Ce procès fait suite à sa condamnation en première instance en mars 2025, où elle a été reconnue coupable d’avoir orchestré un système de détournement des fonds versés par le Parlement européen destinés à rémunérer les assistants parlementaires.
Alors que l'approche du jugement crée une intense spéculation, Marine Le Pen a intensifié ses déclarations sur la légitimité de sa candidature future, tout en maintenant que les conséquences de ce procès peuvent influencer sa stratégie politique à venir.
Certains politiques, comme sa nièce Marion Maréchal, croient fermement à sa capacité de rester un acteur central sur la scène politique française. Selon elle, "Marine a la force et la détermination nécessaires pour surmonter ces épreuves et continuer à défendre ses convictions".







