Alors que la compétition pour l'Élysée se renforce, Laurent Wauquiez, leader des députés LR, a émis un avertissement à l'égard de Bruno Retailleau, son ancien rival. Mercredi, Wauquiez a subtilement suggéré à Retailleau, sans le nommer explicitement, de "savoir se retirer" si son taux d'approbation ne progresse pas dans les sondages. Dans ce contexte, il a également exprimé son admiration pour Édouard Philippe, le leader du mouvement Horizons, qu'il estime capable d'incarner "l'ordre et le sérieux" nécessaires pour redresser la France.
Selon un article du Figaro, Wauquiez n’a pas ouvertement rallié Philippe, mais son discours laisse entendre une forte inclination à voir l'ex-Premier ministre prendre de l'ampleur sur la scène politique. Il a notamment souligné que Retailleau n’atteint pas le seuil de 10 % dans les sondages, tout en exhortant à l'unité parmi les candidats de droite et du centre, notamment Philippe et Gabriel Attal.
Wauquiez avertit également sur le risque d'un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national, affirmant que LR ne peut espérer gagner seul. "Nous avons besoin d'une candidature unie", a-t-il insisté.
Les relations entre Wauquiez et Philippe, bien que complexes dans le passé, semblent tendre vers une réconciliation stratégique au sein de la droite. "Édouard Philippe a une histoire et des responsabilités qui pourraient vraiment aider à redresser le pays", a-t-il déclaré.
Il a également pointé que la simple promesse de barrer la route aux extrêmes ne suffira pas, appelant Philippe à publier rapidement son programme pour la présidentielle. Les tensions en interne sont palpables, Wauquiez ayant récemment critiqué d'autres membres de son parti pour avoir soutenu des initiatives gouvernementales qui ne vont pas dans le sens de l'unité.
La situation actuelle, agrémentée de spéculations sur des primaires peu probables, conduit Wauquiez à examiner la faisabilité d'une coalition entre différentes sensibilités au sein de la droite. "Si nous divisons nos candidatures, nous ne ferons que permettre à un candidat de gauche de passer au second tour", a-t-il averti, réaffirmant son désir d'unir les forces vers un objectif commun.
Absent du dernier meeting de Retailleau et réticent à apparaître en soutien à Philippe, Wauquiez tend à positionner son influence pour bâtir un rassemblement efficace autour des valeurs de la droite et du centre. Il a même exprimé une certaine admiration pour Gabriel Attal, tout en regrettant que son approche ne soit pas suffisamment inclusive.







