La situation politique s'intensifie au sein du mouvement Renaissance suite au soutien de Maud Bregeon à Édouard Philippe. Après cette annonce, l'entourage de Gabriel Attal a clairement signifié, le 1er juillet, qu'elle risquait de se voir refuser l'investiture pour les législatives de 2027. La porte-parole du gouvernement avait précédemment qualifié le candidat d'Horizons d'être "le plus à même" de rassembler les électeurs.
Les tensions montent rapidement après que Bregeon a fait son choix face à celui de Gabriel Attal. D’après BFMTV, qui cite Politico, l'entourage d'Attal a fait savoir : "Maud n’aura pas l'investiture" si Philippe l'emporte. Les membres de Renaissance expriment clairement leur défiance, dénonçant les choix cassants de Bregeon.
Ancienne députée des Hauts-de-Seine, Maud Bregeon, réélue en 2024, a priorisé son soutien à Philippe, suscitant une incompréhension au sein de son propre camps, où l'on considère que son geste pourrait lui coûter cher. Selon l’un des membres proches de Gabriel Attal, "elle s'est tiré une balle dans le pied", ajoutant que la circonscription a déjà un candidat désigné.
Une situation délicate pour Maud Bregeon
Les membres de l'équipe d'Attal jugent son geste "perdant-perdant", déclarant que même en cas de négociations futures, il n'y aurait aucune tolérance pour une désaffiliation.
Bregeon a précisé son choix en soutenant qu'"Édouard Philippe est le meilleur atout contre les risques d'un second tour entre LFI et le RN", soulignant l'urgence d’un rassemblement autour d'un candidat solide.
De son côté, Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, a également exprimé son soutien à Philippe, confirmant l'effet bouleversant de ce choix sur la dynamique interne de Renaissance.
Gabriel Attal garde le cap
Gabriel Attal, dans une réaction posée, a affirmé que chacun doit faire ses choix et a réitéré la nécessité d’un rassemblement formé de nouvelles figures, négligeant ainsi les anciens acteurs politiques. Il reste déterminé à mener une campagne claire, sans se laisser perturber par les divisions internes qui pourraient émerger.







