À la suite de l'agression tragique d'un militant identitaire à Lyon, désormais en état de mort cérébrale, des figures politiques de droite ont soulevé une proposition controversée visant à classer les antifas comme des organisations terroristes.
Quentin D., un jeune homme d'une vingtaine d'années qui assurait la sécurité lors d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, a été attaqué par des individus associés à la Jeune Garde, un groupe dissous en juin dernier, selon une déclaration de l'association féministe.
Sur les réseaux sociaux, Martine Vassal, présidente DVD de la Métropole d’Aix-Marseille-Provence et candidate aux municipales à Marseille, a exprimé sa préoccupation en écrivant : « Rien ne justifie qu’on frappe à mort quelqu’un pour ses idées. Il faut légiférer sur les groupuscules extrémistes comme les antifas pour les classer comme organisations terroristes. » Elle a insisté sur le fait qu'ils sont des « ennemis de la République ». Cette position a été largement partagée et soutenue par d'autres leaders politiques.
Une demande de classement qui fait débat
Fabrice Leggeri, eurodéputé du Rassemblement National, a également exprimé des idées similaires, déclarant : « Pour toutes les victimes comme Quentin, il est temps d’agir. Le mouvement antifa doit être classé comme organisation terroriste en France et au niveau européen. » Lui aussi a insisté sur le besoin de mettre un terme à la violence sous couvert d’idéologie.
À l'international, des pays comme les États-Unis et la Hongrie ont déjà pris des mesures similaires. En septembre, l’ancien président américain Donald Trump avait désigné le mouvement Antifa comme une « organisation terroriste ». La Hongrie a même introduit une liste d'organisations terroristes incluant « l’idéologie antifa ». Cependant, en France, aucune telle désignation n’a encore été mise en place, suscitant des débats au sein de la classe politique.







