Gilles Lazar, candidat du mouvement divers gauche (DVG), a été élu maire d'Héricourt (Haute-Saône) lors du second tour des élections municipales, tenu le 22 mars. Il a obtenu 41,5 % des voix, devançant le maire sortant, Fernand Burkhalter (Parti Socialiste - PS), qui a recueilli 40,38 %. Inès Martin, candidate du Rassemblement National, complète le tableau avec 18,15 % des suffrages.
Pour Lazar, cet aboutissement représente sa troisième tentative pour accéder à la mairie. En effet, lors du premier tour, les résultats étaient déjà très serrés, avec seulement 64 voix de différence entre les deux candidats principaux. Gilles Lazar s'était alors illustré avec 36 % des voix, contre 35,1 % pour Burkhalter. "C'est le fruit d’un travail de proximité de longue haleine", a déclaré Lazar après sa victoire, soulignant l'intensité de la campagne qu'il a menée, marquée par des attaques qu'il qualifie de mensongères.
Fernand Burkhalter accepte la défaite avec émotion
De son côté, Fernand Burkhalter a exprimé son émotion face à cette perte, déclarant : "Je porte l'entière responsabilité de cet échec en tant que tête de liste. Je ne m'attendais pas à un tel résultat. Il apparaît que certains électeurs du Rassemblement National ont voulu manifestement un changement." Le maire sortant se positionne désormais comme un élu de l’opposition, promettant un respect mutuel envers son successeur.
Inès Martin, quant à elle, a souffert d’une chute significative au second tour, perdant six points par rapport à son score initial de 26 % réalisé au premier tour. Ce revirement pourrait démontrer une dynamique inattendue au sein des électeurs d'Héricourt, comme l’a noté Le Monde.
Les élections municipales de 2026 à Héricourt marquent ainsi un tournant notable dans le paysage politique local, où le désir de changement semble avoir pris le pas sur le statu quo. L'élection de Gilles Lazar illustre la capacité des candidats à mobiliser les électeurs autour d'initiatives locales et de projets ciblés, comme l'a souligné le sociologue politique, Jean Claude Grégoire, qui a étudié ce scrutins.







