Les militants de gauche étaient réunis hier aux marches du Kursaal à Besançon, chantant "l'internationale" pour faire savoir au nouveau maire, Ludovic Fagaut, que même si la gauche a perdu cette bataille, elle n'est pas prête à abandonner. Avec une différence de près de huit points, Anne Vignot a recueilli 46,7% des voix, contre 53,3% pour Fagaut, représentant des LR/Modem. Cette défaite retentissante a été difficile à digérer pour la candidate écolo-lfi et ses soutiens, qui sont encore sous le choc.
Anne Vignot, âgée de 66 ans, a affirmé qu'elle ne comptait pas se retirer, déclarant : "Je ne lâcherai rien parce que je pense que cette ville mérite mieux". Son discours a résonné auprès des militants présents, mettant en avant la beauté de Besançon et son histoire sociale. Elle a appelé à une mobilisation active : "Nous entrons en résistance".
"Je continuerai de me battre pour la justice climatique et pour la justice sociale"
Malgré son aisance relative à se confronter aux foules, Anne Vignot s'est exprimée avec conviction sur le perron du Kursaal en compagnie de figures de la gauche, telles que Séverine Véziès et Dominique Voynet. Ensemble, ils ont suscité l'enthousiasme de nombreux sympathisants qui ont levé le poing en chantant des slogans révolutionnaires.
"J'ai peur pour la culture, pour l'art, pour les jeunes"
Pourtant, au-delà des cris d'encouragement, les propos des militants témoignent d'une inquiétude profonde. Pierre, 73 ans, confie : "Je suis dans les chaussettes, la ville qui passe à droite ça me démonte", tandis qu'Isis, une jeune militante, exprime sa peur pour l'avenir de la culture à Besançon sous le mandat de Fagaut. "Je me sens en danger, je pense que le nouveau maire va potentiellement diviser la ville", lâche-t-elle avant de quitter la place, préoccupée par les conséquences de cette transition politique.







