L'édile communiste Gaby Charroux, à la tête de la mairie de Martigues, a remporté un quatrième mandat avec 44,14 % des voix, devançant le candidat du Rassemblement National, Emmanuel Fouquart, qui a récolté 35,05 %. Ce scrutin a suscité des interrogations, notamment en raison des défis judiciaires auxquels fait face Charroux.
Né le 25 juin 1942 à Bab El Oued, Gaby Charroux a construit sa carrière en tant qu'éducateur avant de se lancer en politique. Rapatrié en 1962, il s'établit à Martigues en 1972 où il prendra la direction du centre d'information et d'orientation (CIO) pendant trois décennies. En 1989, il fait son entrée dans l'équipe de Paul Lombard, l'ancien maire communiste, et devient maire à son tour en 2009 après avoir été élu conseiller général et député.
Bien qu'il ait été réélu en 2020 avec un score impressionnant de 60,93 %, son mandat a été terni par une mise en examen liée à un présumé scandale de favoritisme au sein de la SEMIVIM, le bailleur social qu'il dirigeait. Ses adversaires l'accusent d'avoir un style de gouvernance jugé "peu démocratique" et "clientéliste".
Gaby Charroux demande à être perçu comme un maire à l'écoute des citoyens, affirmant avec humour : "J'ai toujours conduit une liste 'citoyenne' : je m'en tamponne des partis...". Sa déclaration vise à désamorcer les critiques et à renforcer son image d'homme proche des préoccupations locales.
Dans la région, les élections ont aussi vu des résultats partagés. Alors que la gauche parvient à conserver ses bastions comme Miramas et Vitrolles, elle a perdu traction dans certaines communes, notamment Istres, qui a été remportée par la droite avec 59,84 %, illustrant ainsi une dynamique politique fluctuante.
Pour le moment, Gaby Charroux s'impose à Martigues, mais les répercussions de ses ennuis judiciaires pourraient bien peser sur la suite de son mandat. Les citoyens et experts, tels que Sophie Dupuis de Le Monde, s'interrogent sur l'impact que cela aura sur la gouvernance de la ville à l'avenir.







