Les secondes élections municipales marquent une étape significative pour les écologistes. Ce scrutin se solde par des pertes dévastatrices pour des villes qu'ils dirigeaient depuis six années, dont Strasbourg, Poitiers, Besançon et Bordeaux. À l'inverse, la ville de Lyon émerge comme un point lumineux, où le maire sortant Grégory Doucet a remporté son duel face à Jean-Michel Aulas.
Les< a href="/elections/defaites-a-bordeaux-besancon-et-strasbourg-lyon-conserve-de-justesse-les-ecologistes-essuient-des-defaites-majeures-au-2d-tour-des-elections-municipales_7879793." target="_blank" rel="noopener" rel="noopener noreferrer nofollow">conquêtes écologistes de 2020 s'effondrent, laissant place à un constat amer : à Strasbourg, 31,7 % des voix ont été attribuées à la maire sortante, loin derrière les 37 % de son adversaire Catherine Trautmann. Un Strasbourgeois exprime son ressenti : "On a souvent vilipendé la gestion des Verts, sans chercher à comprendre la situation; elle a fait face à une opposition peu compréhensive. "
Ce scrutin apparaît donc comme un vote sanction. Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes, ne cache pas sa déception : "C'est une triste matinée pour nous. Nos maires ont fourni un immense travail, cette défaite oblige à se remettre en question. Les macronistes et une partie de la droite ont employé leurs efforts pour nous faire tomber. Nous avons servi de cible. "
Une exception de taille à Lyon
Néanmoins, des villes restent sous le contrôle des écologistes, comme Lyon, où Grégory Doucet maintient son poste. Les réactions des lyonnais sont diverses : "On voit beaucoup de familles en vélo, et cela plaît. " Pour les écologistes, une réunion est prévue à Paris pour analyser les résultats de ce scrutin et en tirer des conclusions.







