Bordeaux, Strasbourg, Lyon, Poitiers, Besançon... En 2020, les élections municipales avaient vu les écologistes boucler plusieurs grandes villes, créant une "vague verte". En mars 2026, ces élections se sont transformées en une série de revers avec la perte de ces mêmes villes.
Ce lundi matin, lors d'une interview sur France 2, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a exprimé sa pensée pour les maires ayant su accomplir un excellent travail. Elle a souligné la nécessité de réflexion après ces résultats décevants, ajoutant que les candidats écologistes avaient été confrontés à des adversités orchestrées par les mouvements macronistes et une partie de la droite politique.
"Depuis des mois, nous avons servi de punching-ball, que ce soit le matin, le midi ou le soir", a déclaré Marine Tondelier.
Des succès inattendus à Lyon et Tours
Malgré la situation difficile, les écologistes ont réussi à éviter un gouffre total en préservant quelques succès notables. À Lyon, après une "fusion technique" avec la liste de La France Insoumise, Grégory Doucet a créé la surprise en remportant l'élection face à Jean-Michel Aulas, ex-président de l'Olympique Lyonnais, même si celui-ci a annoncé son intention de contester les résultats en raison d'irrégularités, comme rapporté par BFMTV.
Le parti de Marine Tondelier a également sauvé la mise à Tours avec la réélection d'Emmanuel Denis et la victoire de Laurence Ruffin à Grenoble. Bien que cette dernière ne soit pas officiellement écologiste, elle a été soutenue par le maire sortant, Éric Piolle.
À Poitiers, la maire écologiste Léonore Moncond'huy a perdu contre Anthony Brottier, malgré avoir terminé en tête au premier tour. Sa fusion avec des listes de gauche n'a pas suffi, ce qui souligne les défis auxquels étaient confrontés les écologistes.
Bègles, une défaite emblématique
Les revers se sont intensifiés avec les défaites en Gironde, notamment à Bordeaux où Pierre Hurmic, maire en place depuis 2020, a cédé la place à Thomas Cazenave avec 49,05% contre 50,95%. Ce revers a été amplifié par le désistement de Philippe Dessertine, ne pouvant pas faire pencher la balance à son avantage. La perte de la ville de Bègles, fief des écologistes depuis 1989, a également fait couler beaucoup d'ink.
Marine Tondelier a attribué ces résultats à un "souci de communication" et a reconnu que certains espaces de campagne n'avaient pas été exploités au maximum, en particulier les réseaux sociaux, et a prévu une réunion de bilan pour tous les cadres du parti.







