Suite au second tour des élections municipales, le Parti Socialiste (PS) s'est assuré la mairie de Fontenay-aux-Roses et de Chaville, renforçant ainsi sa présence sans recourir à la France Insoumise (LFI). Ces victoires s'inscrivent dans un contexte où la gauche perd Colombes tout en conservant plusieurs autres villes comme Nanterre, Gennevilliers et Châtillon.
Les résultats montrent une tendance où la gauche triomphe lorsqu'elle ne s'allie pas avec LFI. À Colombes, l'alliance entre EELV, LFI et le PS a échoué, laissant la ville à la droite. À Clichy, l'union des forces de gauche également n'a pas suffi à sauver le maire sortant, Rémi Muzeau (LR).
« Mon élection n'est pas le fruit du hasard », affirme le maire de Chaville
Brice Gaillard, premier fédéral du PS 92, insiste sur les succès à célébrer. "Notre nombre de socialistes a triplé, nous égalant ainsi aux communistes. Cela prouve que le PS demeure un acteur central de la gauche dans le département," déclare-t-il, tout en rappelant l'importance d'un engagement à long terme.
Les deux nouvelles mairies, prises par Pauline Le Fur à Fontenay et Thierry Besançon à Chaville, témoignent de leur enracinement local. Thierry Besançon, qui occupe le conseil municipal depuis 2001, se félicite de sa connaissance des enjeux locaux, affirmant : "Je ne suis pas élu par hasard". Avec un score de 50,81 %, il a su s'unir avec des listes DVG et EELV sans LFI.
À Fontenay, l'alliance entre le PS et d'autres forces progressistes a fait basculer la ville avec 53 % des voix. La jeune avocate et future maire, Pauline Le Fur, souligne l'importance d'un rassemblement autour de valeurs partagées. Elle bénéficie également des conseils de Nadège Azzaz, maire de Châtillon, qui a été réélue avec un score impressionnant.
Face à ces résultats, la direction du PS mise sur le pragmatisme. "Les conseils sont faciles à donner, mais nous devons apprendre des leçons de nos rivaux", explique le dirigeant socialiste, se montrant critique envers Jean-Luc Mélenchon, perçu comme un obstacle potentiel à l'unité de la gauche.
La France insoumise dénonce une hostilité irrationnelle
De son côté, Aurélien Saintoul, le représentant Insoumis, évoque un sentiment d'exclusion, regrettant que le PS ait évité de collaborer avec LFI. Selon lui, cette stratégie a nui aux chances de victoire. "La France Insoumise a désormais une place réelle dans le paysage politique des Hauts-de-Seine", déclare-t-il, critiquant l'attitude des autres partis de gauche.
Pierre Ouzoulias, sénateur PCF, exprime également son scepticisme concernant la position de LFI. Il met en lumière le fait que plusieurs maires PCF-DVG ont été élus avec des candidats LFI, soulignant l'importance de l'unité pour le succès électoral. Même à Bagneux, où une coalition a vu le jour dès le premier tour, le modèle qui fonctionne semble être celui d'une union large et inclusive.







