Bruno Retailleau, président des Républicains, a exprimé mercredi son opinion tranchée : un "candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République". Il appelle à une "rupture radicale", alors que d'autres membres de son parti évoquent la possibilité d'une primaire élargie.
Dans une interview accordée au Figaro, M. Retailleau a déclaré : "Il est impératif de rompre avec le macronisme, dont le bilan est calamiteux." Il a pointé du doigt l'"endettement colossal" du pays ainsi qu'un manque de "détermination" en matière de sécurité et de migration sous l'administration d'Emmanuel Macron. "Je reste persuadé que les Français ne tomberont plus dans le piège du +en même temps+", a-t-il ajouté, rappelant l'échec de la candidature macroniste lors des dernières élections municipales.
M. Retailleau a également souligné que la France traverse une période charnière et que les citoyens aspirent à une rupture avec les anciennes pratiques politiques. "Nous ne pouvons pas tergiverser avec des solutions superficielles. Nos idées ne doivent pas se diluer dans une soupe tiède", a-t-il affirmé.
Alors que le parti LR doit trancher en avril sur le mode de désignation de son candidat, Retailleau, qui a d'ores et déjà formaliser sa candidature, s'oppose fermement à l'idée d'une primaire qui inclurait la diversité de la droite et du centre, qualifiant cela de "complexe inutile". "Qui imaginerait Xavier Bertrand soutenir Éric Zemmour ?" a-t-il interrogé, illustrant ainsi les divergences au sein des leaders de droite.
Pour lui, l'absence des Républicains lors de la présidentielle signifierait le déclin irrémédiable de son parti, une pensée qu'il ne considère pas comme constructive. "Ceux qui souhaitent voir échouer les Républicains pour détourner l'attention de leur propre échec ne comprennent pas les enjeux actuels", a-t-il asséné, visant sans ambages le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, qui plaide pour une primaire élargie.







