Ce jeudi matin, Emmanuel Macron a honoré la mémoire de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé dimanche dernier. Jospin, figure emblématique du gouvernement de la "gauche plurielle" de 1997 à 2002, a été salué pour son "grand destin français".
La cérémonie, prévue à 11H00, se tiendra aux Invalides, dans la cour Sud du Dôme, un choix motivé par des travaux dans la cour d'honneur. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, ainsi que des présidents des deux Chambres seront présents, avant l'entrée du cercueil à 11H05, accompagnée d'une marche funèbre.
Les personnalités de gauche, telles que l'ancien président François Hollande, ainsi que les anciens Premiers ministres comme Laurent Fabius, Edite Cresson et Jean-Marc Ayrault, devraient également assister à cet hommage. Les obsèques de Jospin sont programmées à 14H30 au cimetière du Montparnasse.
Durant la cérémonie, plusieurs figures politiques prendront la parole, avec un appel à chaque militant du Parti socialiste à apporter une rose, alors que des cahiers d'hommage seront ouverts dans toutes les fédérations. Un geste symbolique pour célébrer l'héritage de Lionel Jospin.
Souligne Emmanuel Macron : "C'était un homme de convictions laïques et sociales, représentant une certaine idée de la République". Ce dernier a aussi mis en avant l'importance de Jospin dans le paysage politique français. En effet, ses responsabilités gouvernementales témoigne d'une carrière marquante et d'un impact évident sur la gauche.
Jospin a gouverné la France de 1997 à 2002, un mandat durant lequel il a mis en place des réformes majeures, notamment la réduction du temps de travail à 35 heures. Son approche pragmatique lui a permis de fédérer des forces diverses au sein de la gauche, un exploit de nos jours perçu comme difficile.
Cependant, son parcours politique a également été entaché par des revers, notamment sa candidature à la présidentielle de 2002, où il a été éliminé dès le premier tour, un événement marquant du paysage politique de la Ve République.
Depuis sa retraite politique, Jospin était resté engagé, en témoignant de son désaccord avec certaines alliances du PS . Sa récente opération et convalescence avaient alimenté les inquiétudes, mais son décès a suscité une vague de respect, même de ses adversaires.







