Durant les élections municipales de mars 2026, un constat alarmant s'impose dans le Val-d'Oise: alors que le nombre de femmes maires fleurit à l'échelle nationale, la situation de la Seine-Saint-Denis semble se dégrader. Ce département, auparavant porteur d'une certaine dynamique, voit le nombre de femmes à la tête de ses mairies passer de cinq à quatre.
Selon CNews, bien que près de 8 000 femmes aient été élues maires en France - un chiffre en hausse par rapport à 7 510 en 2020 - la Seine-Saint-Denis n'a pas su suivre cette tendance. Les deux principales figures féminines, Brigitte Marsigny (Les Républicains) à Noisy-le-Grand et Karine Franclet (Union des démocrates et indépendants) à Aubervilliers, ont enregistré des défaites. À Drancy, Aude Lagarde a choisi de ne pas se représenter.
Intertitre : La parité nationale loin d’être atteinte
La seule grande ville du département, Rosny-sous-Bois, a élu une femme, la socialiste Magalie Thibault, avec 46,92 % des voix lors d’un scrutin à trois candidats. En revanche, les autres maires élus proviennent de communes plus petites, comme Inès Merbah (sans étiquette) à Vaujours, Virginie de Carvalho (divers gauche) à Tremblay-en-France, et Mélissa Youssouf (Les Écologistes) à Villepinte.
Ce recul de la représentation féminine face à la dynamique générale du pays, où la réforme électorale de 2025 pousse pour une amélioration de la parité, soulève des interrogations. En effet, même si la présence des femmes dans les conseils municipaux progresse, la majorité des maires, avec seulement 22,6 % occupés par des femmes, reste masculine, selon une analyse de Le Monde. L’engagement politique féminin a fait un bond, mais l'équilibre dans les plus hautes fonctions reste à atteindre.







