Face à des accusations qu’elles réfutent, les professionnelles d’un réseau de santé novateur dénoncent une campagne de désinformation. Elles se mobilisent pour défendre leur éthique et la pérennité de leur action.
Depuis fin janvier, la situation est devenue critique. La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a interrompu sa subvention, représentant 97 % du budget de l’association Asalée, dont font partie ces 2.000 infirmières à travers la France. Ces 21 infirmières Asalée de la région continuent de travailler sans rémunération, soucieuses de ne pas abandonner leurs patients.
Ce jeudi, elles se sont réunies, accompagnées de médecins et de patients, devant la Caisse primaire d’assurance maladie d’Indre-et-Loire, afin d'attirer l'attention sur leur situation désespérée et de dénoncer la désinformation qui les entoure.
Quatre ans sous surveillance pour rien ?
« On entend tout et n’importe quoi sur l’association », déplore Isabelle De Scheemaker, infirmière Asalée à L’Île-Bouchard. « Pourtant, nous avons répondu de manière détaillée au rapport de l’Igas (l’Inspection générale des affaires sociales). De plus, la Cnam a imposé un comité de surveillance à notre association de 2021 à 2025, majoritairement composé de membres de l’administration. Pendant quatre ans, nous avons été surveillés presque uniquement par des entités extérieures et maintenant on nous traite de dysfonctionnelles ? »
Le préjudice subit est bien au-delà du simple aspect financier. « L’association est salie », affirment les salariées d’Asalée. « Le préjudice n’est pas seulement financier ; il est aussi moral et éthique ! » À 16h, elles doivent rencontrer le directeur de la CPAM 37, Laurent Colin.
« La Cnam nous dit nous soutenir ? Pourtant, elle ne nous a pas contactées depuis janvier. Il semble que notre profession, ainsi que notre dignité, soient méprisées »,
ajoutent-elles, préoccupées par l’avenir de leur action et la santé de leurs patients.







