Lors d'une interview sur le plateau des "4 Vérités", l'eurodéputée Sarah Knafo a abordé des thèmes cruciaux concernant l'état de la droite en France et l'union des forces politiques. Accueillie par le journaliste Jeff Wittenberg, elle a partagé ses réflexions sur les élections municipales et les défis auxquels le paysage politique est confronté.
Pour voir l'intégralité de l'entretien, visionnez la vidéo ci-dessus.
Jeff Wittenberg : Avez-vous des regrets concernant votre retrait de la candidature pour Rachida Dati, qui n'a finalement pas remporté les élections ?
Sarah Knafo : Je ne peux pas parler de regrets. Mon choix était motivé par un sens aigu des responsabilités. Je suis triste de constater que la gauche, après plusieurs mandats, continue de diriger Paris. C'est une déception pour les Parisiens.
Jeff Wittenberg : Il y a eu un écart significatif de neuf points entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire. À votre avis, cela reflète-t-il une tendance à gauche à Paris ?
Sarah Knafo : Il est vrai que notre score de 10,5 % au cœur de Paris en si peu de temps est une source de fierté. Cela démontre l'attachement d'une partie de la population à une alternative. Cependant, l'écart témoigne d'autres facteurs, notamment une stratégie électorale qui manquait d'ambition.
Jeff Wittenberg : Souhaitiez-vous une maire de Paris soutenue par Emmanuel Macron ?
Sarah Knafo : Bien que ce ne soit pas mon choix idéal, je préfère choisir le moindre mal. La situation actuelle met en évidence les divisions entre les LR et le RN, qui semblent chacun accuser l'autre d'inefficacité face à la gauche.
Jeff Wittenberg : On dit que Nicolas Sarkozy a influencé votre désistement. En est-il réellement ainsi ?
Sarah Knafo : J'ai eu des conversations avec Nicolas Sarkozy, mais aucune intervention de sa part n'a pesé sur ma décision. Mon choix était basé sur la nécessité d'éviter un pouvoir socialiste à Paris, pas sur des pressions extérieures.
Jeff Wittenberg : Pensez-vous que l'union des droites évoquée par Sarkozy est réalisable ? Est-ce similaire à la "droite sincère" mentionnée par Jordan Bardella ?
Sarah Knafo : Il y a une divergence notable. Le RN, par son approche économique, ne partage pas nos convictions fondamentalement ancrées. Notre positionnement vise à allier les aspirations régaliennes du RN et les préoccupations économiques des LR.
Nous nous plaçons à une distance équidistante, défendant la lutte contre l'immigration, la sécurité et une rigoureuse politique pénale, tout en répondant aux attentes économiques d’une communauté plus large d’électeurs.
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