Une semaine après une passation de pouvoir tumultueuse, la maire (PS) sortante Hélène Geoffroy a exprimé ses inquiétudes sur la dégradation du climat politique lors des récentes municipales. Sur le plateau de BFMTV, elle s'est indignée de la "brutalisation du débat politique", en soulignant que la campagne a exacerbé les tensions au sein de la gauche locale.
La lutte électorale s'est divisée entre deux camps, d'un côté ceux qui soutenaient la maire sortante, et de l'autre, ceux qui la critiquaient pour avoir des membres de la droite dans sa majorité. « Une réalité politique déchirante », a-t-elle commenté.
Une "confrontation par bloc"
Hélène Geoffroy a également dénoncé ce qu'elle appelle l'"instrumentalisation d'une souffrance sociale". Dans une commune confrontée à des problèmes de logement, de sécurité et de trafic de drogue, elle estime que les véritables préoccupations des habitants ont été remplacées par un discours de colère et de division.
En s'appuyant sur des données de la France Insoumise, l'ancienne maire a observé que ces derniers ont usé de "ressorts populistes", s'inscrivant dans un discours qui fragmente la société. "Cette réalité sociale de chômage ou de difficulté d'accès au logement a été stratégiquement transformée en haine", a exprimé l'ancienne élue, qui se sent maintenant perçue comme le bouc émissaire de tous les problèmes locaux.
Elle a également souligné que la campagne électorale avait été centrée sur la distinction entre les "vrais Vaudais" et ceux perçus comme des étrangers. Un discours qu'elle n'avait jamais entendu, sauf de la part de l'extrême droite, a-t-elle noté.
Une maire sortante huée
Le 22 mars, aux alentours de 23 heures, Hélène Geoffroy, battue par une faible marge de 104 voix par le candidat LFI, a été accueillie avec des huées lors de l'annonce des résultats. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des manifestants scandant des injures à son encontre.
Devant cette situation troublante, Geoffroy a partagé sa "tristesse", soulignant que d'autres maires battus ont également subi des affronts publicitaires similaires, souvent escortés par les forces de l'ordre pour quitter leurs bureaux, comme cela s'est produit récemment au Blanc-Mesnil.







