l'essentiel
Après leur élection, deux maires du Rassemblement national, Christophe Barthès à Carcassonne et Anthony Garenaux-Glinkowski à Harnes, ont agi promptement en retirant les drapeaux européens de leurs hôtels de ville, ne conservant que le drapeau français.
Fraîchement élu, le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a pris ses fonctions ce dimanche. En un rien de temps, il a ordonné le retrait du drapeau européen, le remplaçant par un second drapeau français, aux côtés de celui d'Occitanie. Dans une vidéo publiée sur X, Barthès a exprimé sa satisfaction : "Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français !"
Dehors les drapeaux européens à la mairie !
— Christophe Barthès (@BarthesChristop) March 29, 2026
Place aux drapeaux français 🇫🇷 pic.twitter.com/QqoymNwUCm
Dans le Pas-de-Calais, Anthony Garenaux-Glinkowski a également effectué un geste similaire. Élu maire grâce à un vote unanime, il a retiré le drapeau européen ainsi qu'un drapeau ukrainien, symbole de soutien à Kiev face à l'agression russe. Dans un entretien accordé à La Voix du Nord, il a justifié cette décision en prônant un souverainisme affirmé : "Un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics".
Pas de réglementation sur les drapeaux des mairies
Il n'existe pas de loi précise sur l'affichage des drapeaux dans les mairies. Les recommandations reposent principalement sur l'usage et la tradition républicaine, selon les services de l'État. Cela dit, il est jugé favorable que le drapeau français soit visible. En 2023, une proposition de loi a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale, visant à rendre obligatoire l'affichage des drapeaux français et européen pour les mairies de plus de 1 500 habitants, mais elle n'a pas avancé au Sénat.
Lorsque le drapeau européen est présent, il doit être placé à droite du drapeau tricolore (à gauche pour un observateur faisant face au bâtiment). Les préfets peuvent aussi demander aux maires de pavoiser leurs mairies lors d'événements commémoratifs, mais ces demandes restent sporadiques.
Le geste de retirer le drapeau européen à Carcassonne et Harnes témoigne du passé eurosceptique du Rassemblement national, anciennement Front national. Bien que le parti ait longtemps milité pour un Frexit similaire à celui du Royaume-Uni, sa position a évolué ces dernières années, abandonnant l'idée d'une sortie de l'UE et de l'euro.







