À 46 ans, Foulques Chombart de Lauwe, auparavant consultant en recrutement, a secoué le paysage politique nantais, s'imposant comme une voix singulière au sein d'une droite en quête d'identité.
Foulques ! Foulques ! Dans un pub du centre de Nantes, l'ambiance est électrisante. Dans cette ville plutôt à gauche, le nom résonne avec une touche d'aristocratie inattendue.
Ce soir-là, Foulques Chombart de Lauwe, petit-fils de résistants, a marqué un tournant politique en ranimant la compétition avec la gauche. Jusqu'alors inconnu du grand public, il se présente comme l'alternative que beaucoup n'osaient espérer. Sans un appareil solide ou des réseaux anciens comparables à ceux de ses adversaires, sa candidature semblait un pari risqué.
Mais l'ancien consultant a su se faire un nom en réussissant à remporter la primaire locale contre Julien Bainvel. Son style franc et direct a fait sensation, avec des déclarations audacieuses comme « Je veux virer Johanna Rolland ! », la maire socialiste en fonction depuis 2014.
Au début de mars, il défie les attentes et relance la compétition, provoquant un frisson dans les sondages. Malgré des moyens limités, sa campagne repose sur des bénévoles engagés et un diagnostic clair : sécurité, qualité de vie et immobilisme des grands projets. Il dépeint Nantes comme dans un « décrochage » préoccupant et appelle à un « choc d'autorité » pour rétablir l'ordre.
Celui qui ambitionnait « de faire rêver à nouveau les petits Nantais » a redonné espoir à une droite en difficulté, ralliant même des soutiens inattendus, notamment des militants de droite radicale comme les « indép bretons ».
Engagé sur son territoire, il déclare maintenant vouloir faire face à Johanna Rolland et aux Verts pour éviter que Nantes ne soit dégradée davantage. « Ça va être une bataille rangée », annonce-t-il, prêt à se battre dans une ville qu'il considère « ingouvernable ».
Alors que la gauche célèbre sa victoire, une sympathisante de Chombart de Lauwe murmure : « Il avait un trop joli nom pour gagner à Nantes. »







